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Hello Reader, Comment ça va depuis début mars ? 😉 Je reprends les rênes de ma newsletter après un mois de mars et un avril plutôt riches en émotions ! On fait le point ensemble, si tu veux bien ? Si tu te souviens de ma dernière newsletter, je t'ai laissé·e avec un sacré suspense électoral. En gros, tu savais que j'étais sur une liste mais, toi comme moi, on ne savait pas vraiment si cette dernière allait être élue. La réponse est oui ! 🥳 Le 15 mars, la liste municipale dans laquelle j'étais inscrite a été élue à 61 % des suffrages exprimés. C'est une très belle victoire ! Me voici donc officiellement conseillère municipale pour les 6, voire 7 ans à venir (le calendrier électoral n'est pas tout à fait clair pour 2032 en raison des présidentielles et de possibles législatives dans le cas d'une dissolution). Petite précision pour le contexte : c'est une liste sans étiquette, mais classée "divers gauche" par la préfecture. En Vendée, je peux te dire que c'est un sacré exploit ! ☺️ Le 20 mars, le nouveau Conseil municipal s'est réuni pour élire la Maire de Vairé et ses 5 adjoint·es. J'ai été représentée par une collègue pour la création et l'intégration des commissions thématiques. J'ai choisi de siéger là où mon expérience (notamment celle vécue aux Pays-Bas), mes connaissances et mes compétences peuvent apporter une vraie valeur : PLU-urbanisme, ressources humaines-personnel technique, espaces verts, vie associative-culture-communication, et participation citoyenne-cadre de vie. Le 24 mars, presque en guise de célébration, je suis partie en Corée du Sud pour 3 semaines de déconnexion absolue. Avant de m'envoler, mon esprit était loin d'être serein. Je croulais sous les questionnements : comment parler de mon activité pour mieux vendre ? Quel positionnement adopter ? Que choisir et que mettre de côté ? J'avais l'impression de devoir rentrer dans un jean qui ne m'allait plus. M'immerger là-bas m'a reconnectée à ce que je préfère : la nature et les fleurs. Je n'ai jamais aimé qu'on m'en offre pour les voir mourir dans un vase... Ma joie, c'est de les voir s'épanouir dehors. Les observer me replace tout de suite dans l'instant présent. Un peu comme quand j'observe l'océan. Pendant ce voyage, j'ai eu l'impression de "chasser" les cerisiers en fleurs. Je consultais les prévisions de floraison (là-bas, il y a même des applications pour ça), je planifiais les trajets en conséquence... pour finalement réaliser que les plus beaux spécimens apparaissaient quand je ne les attendais pas. Au détour d'une plantation de thé vert que je venais de visiter, par la fenêtre d'un bus (comme dans la vidéo ci-dessous), ou même sur le dernier trajet en train vers l'aéroport, comme si la nature me faisait un dernier clin d'œil avant mon retour en France. C'est là que j'ai pris ma leçon. Je devais vraiment arrêter de forcer ! Je partage ce cheminement avec toi parce qu'il illustre bien ma façon de voir les choses aujourd'hui, même s'il n'est évidemment pas nécessaire d'aller en Corée du Sud pour y voir plus clair. 😁 C'est juste un exemple concret sur le fait qu'un pas de côté peut amener de la clarté ! Cette approche du "non-forçage" fonctionne pour moi, car elle respecte ma singularité : j'ai besoin de temps longs et de silence pour que les idées infusent. L'avantage, c'est que j'ai le sentiment d'une clarté totale quand l'évidence arrive. L'inconvénient, c'est que j'accepte de passer par des phases de vide. Pour te donner un exemple, ça fait 6 mois que je ne publie plus rien sur LinkedIn. Pour en arriver là, je suis passée par un processus que tu peux peut-être décliner à ta sauce :
C'est ce détachement qui m'a permis de laisser ma part naturelle s'exprimer pleinement. J'ai décidé d'envoyer valser les structures rigides que je m'imposais pour revenir au plaisir pur de l'accompagnement. Mon univers s'est transformé en un écosystème plus doux et plus fleuri :
En acceptant ce long silence, j'ai retrouvé une liberté de parole et une clarté qui m'avaient beaucoup manqué ! Je ne chasse plus, j'attire ! Et toi, Reader, qu'as-tu envie de voir éclore ce printemps ? Tu t'autorises à ne pas forcer pour y arriver ? À bientôt, Estelle P.S. : Cette lettre a été écrite entre la réalisation d'une mission client et la dégustation de crêpes de blé noir (ma préf : la complète chorizo). Elle reflète ma réalité de femme de 41 ans, mariée, sans enfant, installée en Vendée, engagée pour sa commune, blanche, valide et officiellement "hors radar" des algorithmes (enfin... pour le moment 😏). C’est mon point de vue, avec mes privilèges et mes doutes. Que tu sois à l'opposé de ce portrait ou que tu t'y reconnaisses, mon univers (et mon travail de bras-droit et d'accompagnante) reste ouvert à tout le monde. Sans jugement, sans méthodes miracles sorties de la réalité de quelqu'un d'autre. Plutôt avec l'envie tenace de collaborer avec des humains qui préfèrent les liens authentiques au bruit numérique. |
